Nos luttes contre…

Mauvaise gestion des déchets

Fiche PDF "mauvais traitement des déchets dans l'Indre"

Une grande partie n’est pas recyclée, ni récupérée, ni valorisée. On appelle cela des déchets ultimes. Ils sont destinés à l’enfouissement.

Les Syndicats de traitement gérés par les élus, continuent cette pratique. Celle-ci a pourtant un fort impact sur notre environnement. Les conséquences, ce sont de graves pollutions des sols, des cours d’eau (risque de fuites des lixiviats), des nuisances olfactives ou visuelles, des dangers pour la santé humaine (émanation toxique…)

L’extension des installations de stockage de déchets dits « non dangereux », est systématiquement autorisée, en attendant leur traitement… qui peut intervenir des années plus tard. C’est un procédé très coûteux, dont l’impact sur le revenu des ménages, ne cessera d’augmenter avec l’envolée des taxes environnementales.

Il nécessite : la condamnation de grands espaces (contraintes techniques avec la nature du sol) la récupération et le traitement des lixiviats (jus pollués provenant de la décomposition des déchets). Le captage du méthane (gaz à effet de serre) pour éviter qu’il ne s’échappe dans l’atmosphère.

L’incinération n’est pas non plus la bonne solution, car elle produit elle-même 30% des résidus solides et des gaz nocifs.

Des décharges sauvages sont toujours « en service » avec là encore, la « complicité passive » des élus. Elles sont pourtant strictement interdites et contribuent, notamment, à la pollution des sols.

Ces pratiques ne sont respectueuses ni de l’environnement, ni des citoyens qui les financent par l’impôt.

Pour y mettre un terme, il est indispensable de maitriser la dégradation des déchets, d’accélérer leur stabilisation et d’optimiser leur transformation en biogaz, pour en faire une source d’énergie renouvelable. Valoriser les déchets est un choix politique, un choix de société.

Exigeons la mise en œuvre d’une véritable filière de valorisation des déchets.

L’agriculture déraisonnée : le contexte

L’agriculture conventionnelle, en France et dans notre secteur, a perdu pied avec sa Terre, qu’elle relègue au rang de substrat minéral mort.

  • Les intrants chimiques de synthèse toujours plus néfastes, aux AIMM toujours plus douteuses,
  • Des terres qui s’apauvrissent (encore plus dramatique dans notre secteur à la terre peu fertile)
  • La course en avant vers du matériel onéreux destructeur et donc endettement… puis suicide !
  • La ruée en avant vers le productivisme à tout prix, pour un export de la production à des prix dérisoires
  • La déconsidération totale de leur propre métier,

… Tous ces éléments sont symptomatiques d’un système agricole qui s’écroule.

Tandis que :

  • Les consommateurs ne veulent plus de produits conventionnels et se tournent vers le biologique,
  • La demande française en agriculture biologique est largement inférieure à l’offre, la France est obligée d’importer la différence, ce qui est un comble,
  • Le mouvement n’est plus une niche, mais une lame de fond.
  • L’agriculture biologique ou apparentée aurait des rendements meilleurs si elle ne coexistait pas avec la conventionnelle.

Nous regrettons cette situation pour les consommateurs ET les agriculteurs conventionnels eux-mêmes.

Nous ne les plaignons pas, mais souhaitons plutôt leur donner envie de changer de pratiques, pour leur bien et leur avenir

Mars 2017

LES EOLIENNES INDUSTRIELLES GEANTES

Du Boischaut sud à la Brenne, de la Basse Marche au Montmorillonnais et jusqu’au Val de Creuse, les promoteurs de l’éolien industriel envisagent, avec la bienveillance des élus, d’implanter près de 250 aérogénérateurs industriels géants, de 160 à 210 m.

NUISANCES POUR LA PLUPART DES ADMINISTRES

Ce sont des dégradations visibles jour et nuit à grandes distances. L’implantation d’éoliennes modifie et détruit durablement nos paysages et les grands équilibres écologiques de l’environnement.

Les voisins de ces monstres parlent d’un effet d’écrasement, de saturation et d’oppression, sous les mâts et les pales culminant à des hauteurs excessives. Les flashs lumineux nocturnes, indispensables pour la sécurité aérienne, et les nuisances sonores, constituent une source de stress pour les riverains.

Le bocage sera massacré : des haies (nos emblématiques bouchures), de grands arbres, vont être arrachés; des chemins dévastés et élargis, pour permettre le passage des convois.

L’impact sur la santé est reconnu par un grand nombre d’autorités médicales, tandis que les industriels font passer pour « psychopathes » ceux qui ressentent et subissent les nuisances infrasonores.

La baisse de la valeur du patrimoine immobilier et de l’attractivité touristique a pour conséquence une désertification accélérée de nos villages, par le non-renouvellement de l’habitat, une diminution du commerce local et la baisse de travaux de rénovation pour les artisans locaux.

L’atteinte à la faune, en particulier des grands oiseaux migrateurs (grues, cigognes…) et des chauves-souris, ne peut être passée sous silence en ces temps de disparition de nombreuses espèces protégées.

Notre horizon sera saturé par le gigantisme industriel et la verticalité, qui va dominer notre campagne. Il s’agit bien d’un saccage du paysage et du patrimoine historique, qui perdront leur authenticité et leur identité pour de trop longues années. L’installation sera irréversible. Ce ne sont pas les 50 000 euros provisionnés par éolienne, pour leur démantèlement qui suffiront ! les dernières estimations parlent de 200 000 €. Qui supportera alors, la charge du démantèlement ?

Cette énergie « gratuite », intermittente et excédentaire, coûte cher. Tout mégawatt-heure produit est obligatoirement acheté et payé 82 € par EDF et revendu à perte, moins de 45 € sur le marché européen. Sans omettre la CSPE (contribution au service public de l’électricité), que paie chaque consommateur et qui augmente chaque année avec la construction de nouvelles éoliennes.

Au regard du nombre d’éoliennes géantes que les promoteurs, dans un désordre apparent, veulent implanter
dans notre petite région, il est certain que nous subiront des effets cumulatif d’encerclement. Cela rendra insupportable la vie des habitants et des résidents.

AVANTAGES FINANCIERS POUR LES AUTRES

Les promoteurs sont à l’affût de zones pauvres, à faible densité de population, mêmes peu ventées, où ils pourront facilement convaincre élus et propriétaires en affublant leurs projets de motivations écologiques trompeuses.

Les maires voient dans l’implantation des éoliennes des avantages fiscaux qui, en fait, iront en priorité aux communautés de communes et aux départements, en espérant que cela gonflera sans effort d’imagination, les caisses des communes. Ont-ils des projets ? Eux-mêmes ne le savent pas…

Les propriétaires  de terrain vont percevoir chaque année l’équivalent, en moyenne, de trois fois le prix d’un hectare, en oubliant le saccage à long terme de leur terrain et qu’ils paieront des taxes industrielles.

Nombreux sont les conseillers municipaux qui ont intérêt à implanter des éoliennes sur leurs propres terrains, ceux de leur famille ou de leurs proches. Cela s’appelle une prise illégale d’intérêt.

Les promoteurs, espèrent une rentabilité de 5 à 12 % avec un minimum de revenu de 300 000 € annuel par pied d’éolienne. Ils n’hésitent pas à donner des informations optimistes mais proches du mensonge, pour trouver des investisseurs, même parmi la population locale. Avec 100 € on peut créer un SAS (Société par Actions Simplifiée).

Contrairement aux chiffres annoncés, cela ne crée sur le territoire national, que quelques dizaines d’emploi de maintenance. Les éoliennes, les câbles etc. sont fabriqués à l’étranger. Les transporteurs et les installateurs, viennent également d’autres pays.

La production réelle

En 2016, 142 nouvelles installations ont été raccordées. Malgré cela, la production d’électricité d’origine éolienne (20 TWh), est en légère baisse par rapport à l’année précédente*. Les projets éoliens sont toujours présentés sous l’angle de la production théorique mais, la production réelle est nettement inférieure, environ 21,5 % de la puissance installée. L’énergie produite impossible à stocker ne peut en aucune manière, alimenter des foyers de façon constante. Dépendant du vent, elle est intermittente et impose la création de centrales à gaz productrices de CO2. L’industrie éolienne n’est en aucun cas écologique.

* source Ministère de l’environnement – Tableau de bord : éolien Quatrième trimestre 2016 – février 2017

Exigeons l’arrêt immédiat de tous les projets et l’instauration d’un moratoire.

Bocage en péril

Mars 2017