Les pollinisateurs

BOCAGE EN PERIL : DISPARITION DES ABEILLES ET POLLINISATEURS

Les abeilles et les insectes pollinisateurs disparaissent. Et pourtant, leur rôle est essentiel dans l’écosystème et la préservation de la biodiversité. Ils favorisent la pollinisation des plantes sauvages et cultivées et sont indispensables à toute l’agriculture. Ils contribuent à la production de notre alimentation. Sans insectes pollinisateurs, pas de fruits, pas de légumes, pas de fourrage pour nourrir les animaux… Ils sont indispensables à la survie de l’humanité. Depuis quelques années leur sort est devenu inquiétant; leur taux de surmortalité est anormalement élevé. Il atteint 30 à 35 %. Sur le banc des accusés : l’accumulation des substances chimiques utilisées dans l’agriculture, les OGM, les maladies et parasites qui les affaiblissent, les effets désastreux des monocultures et l’impact du changement climatique…

Les principales raisons de leur disparition

Les abeilles meurent de faim ou d’empoissonnement, en raison des pratiques agricoles conventionnelles; monoculture, usage des neurotoxiques présents dans l’eau et la sève des plantes … tandis que la nature sauvage propose des milliers de végétaux trop souvent jugés indésirables, y compris par les jardiniers amateurs : ronces, fleurs sauvages, pissenlits, orties, bourdaine, sureau, noisetiers, tilleul, châtaignier, acacia, érable etc.

Les bouchures locales disparaissent du paysage, alors qu’elles structurent les sols et la biodiversité à peu de frais. Trop d’exploitations couvrent des centaines d’hectares de monoculture et certains jardins de particuliers sont surdosés en substances chimiques. Les collectivités taillent les haies de façon inappropriées : il n’y a plus de place pour la biodiversité.

Comment sauver les abeilles et les insectes pollinisateurs ?

Il est urgent et impératif de développer des moyens alternatifs aux pesticides chimiques, neurotoxiques, de revenir à une agriculture en lien avec nos territoires, de mettre un terme aux pratiques d’agrandissement des exploitations et d’en finir avec la monoculture.

Les responsables publics doivent aller plus loin que les grands discours, en prenant maintenant, les mesures d’urgence qui s’imposent pour sortir l’agriculture du tout chimique : développer l’agroforesterie et l’agriculture biologique. Ces deux méthodes offrent de nombreux avantages : création d’emplois locaux, respect des sols, de l’eau et de la biodiversité, production de qualité*. Telle est d’ailleurs, la demande des consommateurs.

*Quantifier et chiffrer économiquement les externalités de l’agriculture biologique ? – ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) – 11 2016
Nous demandons la mise en œuvre d’un véritable programme de sauvegarde, dans le cadre du Schéma de Cohérence Territoriale Brenne-Marche (SCOT), en cours d’élaboration.

Mars 2017