Préservons la qualité de notre eau

L’EAU ET LES NAPPES PHREATIQUES

La nappe phréatique est une réserve d’eau qui se trouve sous la surface de la terre au-dessus d’une poche de terre imperméable. Les nappes phréatiques sont le plus gros réservoir d’eau potable de notre planète. Environ 95 % de l’eau douce est stockées dans ces nappes. Une grande partie de l’eau que nous consommons en est donc issue (entre 25 et 40%). Elle est alimentée par les infiltrations d’eau de pluie qui emporte avec elle des molécules de terre, de sels minéraux, d’engrais ou de produits chimiques (pesticides, nitrates etc.) répandus sur le sol, y compris par les particuliers.

Des pollutions de diverses origines

L’agriculture intensive représente une double menace pour les nappes phréatiques : elle entraîne une multiplication des pompages pour répondre à ses besoins en eau toujours grandissant. Elle utilise de nombreux engrais et pesticides que les eaux de pluie vont emmener dans les réservoirs souterrains. L’eau peut mettre beaucoup de temps à se renouveler en raison d’une pollution persistante.

La qualité de l’eau potable est assez médiocre et inégale. La dégradation s’est faite sentir d’une manière régulière depuis des dizaines d’années et nécessite de nombreux traitements pour la rendre consommable par l’Homme. Dans l’Indre, les habitants du canton de Tendu ingèrent des pesticides dont le taux de concentration dans l’eau est supérieur à la teneur maximale autorisée. C’est également le cas vers Béthines dans la Vienne et La Forêt-du-Temple dans la Creuse. Dans le secteur de Celon (36), les eaux sont polluées par du nickel et du chlorure de vinyle. En revanche, dans la Haute-Vienne, la qualité est globalement satisfaisante. Source : carte interactive de la qualité des eaux, publiée par de la fédération UFC Que Choisir. 01 2017

Que faire pour y remédier ?

Des actions sont portées localement par les collectivités, notamment par le biais d’opérations zéro pesticide, pour réduire l’usage des produits phytosanitaires. Mais, bien peu de communes de notre territoire ont adhéré à cette démarche. Qu’en est-il de l’application de la loi sur l’eau dans nos départements ? Qu’en est-il de la mise en conformité des ouvrages, sur les cours d’eau ?

Nous demandons : l’application de la loi sur l’eau, pour valoriser la continuité écologique, la protection des têtes de bassin, réservoirs de biodiversité dont le rôle de dépollution et de régulation est vital pour les populations. L’arrêt immédiat de l’utilisation des produits phytosanitaires, par les collectivités, conformément à la loi relative à la transition énergétique. La mise en œuvre avant 2019, d’actions de sensibilisation et d’information, à l’intention des particuliers.

Mars 2017