Sauvegardons notre économie locale

EOLIENNES ET ECONOMIE LOCALE – INCOMPATIBILITE ET CONSEQUENCES

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Nos villages voient leurs populations vieillir et chaque départ n’est pas remplacé. Depuis plusieurs années, on observe selon les communes, une seule naissance pour trois ou quatre décès, voire plus.
Quelles familles viendraient s’installer, quels retraités souhaiteraient revenir, trouver le calme et la quiétude à la campagne, dans un champ d’éoliennes industrielles ? Si par bonheur, certains acceptaient de s’installer près des pylônes des aérogénérateurs, ce serait parce que leurs moyens ne leur permettraient pas d’acquérir un bien ailleurs. Ils ne viendraient qu’après avoir obtenu une dévalorisation de 10 à 40 %, comme le précisent certains notaires.

On assiste donc, avec l’apparition des éoliennes, à une accélération de la désertification rurale

Ce n’est pas sans incidences sur le commerce local et l’activité des artisans. Bon nombre de travaux de rénovation sont dus à des commandes passées par des retraités, qui reviennent au pays ou, pour des résidences secondaires. Les retraités, représentent 40 à 50 % de la population de nos communes et prennent une part conséquente dans la vitalité des échanges et des services.

Les « porteurs de projets » – et les profiteurs de tout poil à leur suite – qui ne sont pas à un mensonge près, n’hésitent pas à présenter les éoliennes comme une attraction touristique. Aujourd’hui, alors qu’elles banalisent déjà nos paysages, elles sont un véritable repoussoir et la désaffection des touristes pour ces territoires saccagés par cette invasion, est patente. Ils recherchent un cadre authentique en prise directe avec la nature, des paysages préservés, la tranquillité visuelle et sonore ainsi qu’un ciel étoilé que l’on ne trouve plus en ville. C’est le dernier luxe que nous avons à partager avec nos visiteurs.

Les associations d’hébergeurs comme les Gîtes de France*, notamment, ne donnent plus d’agrément lorsque des éoliennes sont présentes ou que des projets sont en cours d’étude. Sans agrément, pas de label. Or, ce dernier conditionne l’attribution des subventions, accordées par les collectivités territoriales. De nombreux projets seront abandonnés, faute de financement.

C’est toute la chaîne économique qui s’effondre : commerce, artisanat local et hébergement. Ce qui ne peut qu’amplifier la désertification de nos villages, au seul bénéfice de promoteurs étrangers à notre région. Cela n’est-il pas contradictoire avec les objectifs de développement touristique, affichés pas les communautés de communes ?

*attestation des Gites de France en Berry, du 14 01 2016

Nous demandons la mise en œuvre d’une politique économique cohérente, compatible avec les différentes sources de financement.

Mars 2017